Article récents

Préparation de l’édition 2010

La troisième édition de Novembre des Canuts est en préparation et traitera de la condition ouvrière féminine :

Le choix de ce thème est motivé par plusieurs raisons : tout d’abord, le début du développement de la conscience politique des femmes date des années 1830, point de départ historique des sujets développés dans le cadre de Novembre des Canuts et début de la révolution industrielle française qui engendrera bon nombre d’inégalités sociales et de supposées dissolutions des mœurs dont les moralisateurs attribueront la responsabilité au travail des femmes en dehors du foyer.

La soierie lyonnaise est justement la première industrie à donner une large place au travail des femmes et à leur permettre ainsi de contribuer à l’activité économique. Ainsi dès les années 1830, alors que la loi Guizot qui crée l’enseignement primaire oublie les filles, les jeunes ouvrières de la soie bénéficient d’une formation professionnelle. A la Croix-Rousse certaines femmes, certes bien moins nombreuses, sont même fabricantes d’étoffes, c’est à dire propriétaires et responsables d’un atelier de tissage. L’Echo de la Fabrique leur a d’ailleurs ouvert ses colonnes.

De cette place accordée aux femmes dans le secteur économique découleront de nombreuses revendications dans les domaines politiques et domestiques, et des évolutions de leur condition sociale.

Enfin, qu’elles soient directement ou indirectement liées à la ville de Lyon et à la Grande Fabrique, plusieurs grandes figures féminines du 19ème siècle, féministes ou militantes pour l’amélioration de la condition ouvrière, se sont intéressées au cours de leur combat à la canuserie. Pour ces femmes, l’émancipation de leur sexe et la lutte contre les inégalités sociales relèvent d’ailleurs d’un même combat : celui pour l’égalité, qu’il s’agisse d’égalité entre hommes et femmes ou d’égalité entre riches et pauvres, bourgeois et ouvriers, propriétaires et travailleurs, nationaux et étrangers également. Cette citation de Flora Tristan synthétise bien cette idée : « L’affranchissement des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est le prolétaire du prolétaire même ».



Des canuses de 1830 aux ouvrières d’aujourd’hui, du quotidien des ouvrières de la soie aux grandes figures des prémisses du féminisme au 19ème siècle, de célèbres militantes pour l’amélioration de la condition ouvrière à la foule des jeunes filles immigrées à Lyon pour contribuer au développement de la Grande Fabrique, Novembre des Canuts 2010 s’attachera à dresser un portrait complet de l’Ouvrière, de 1830 à nos jours. Nous aborderons donc principalement la question de la place accordée aux femmes et de leur situation dans le monde du travail, mais aussi dans le système d’enseignement, dans les milieux artistiques et intellectuels, dans les mouvements sociaux et politiques. Le balayage historique couvrira près de deux siècles, du premier numéro de l’Echo de la Fabrique en 1831 à l’époque contemporaine.

Revue de presse de l’édition 2009



Le Progrès, 24 novembre 2009

Le Progrès, 24 novembre 2009





Le Progrès, 23 novembre 2009

Le Progrès, 23 novembre 2009





Le Progrès, 21 novembre 2009

Le Progrès, 21 novembre 2009





Article paru sur le site solko.hautetfort.com, 21 novembre 2009

Article paru sur le site solko.hautetfort.com, 21 novembre 2009






Le Progrès, 21 novembre 2009

Le Progrès, 21 novembre 2009





Le Progrès, 21 novembre 2009

Le Progrès, 21 novembre 2009





Le Progrès, 20 novembre 2009

Le Progrès, 20 novembre 2009





Le Progrès, 19 novembre 2009

Le Progrès, 19 novembre 2009





Le Progrès, 18 novembre 2009

Le Progrès, 18 novembre 2009





Lyon Plus, 16 novembre 2009

Lyon Plus, 16 novembre 2009